Mickaël et l'inspecteur Masdel étaient désormais face à face, séparés par la simple vitre de la porte d'entrée du lycée. Tous deux se fusillaient du regard. Cyril Alcover tremblait d'excitation. Il le savait : un événement exceptionnel allait se produire et lui, un simple reporter tout juste sorti de son école journalistique allait en avoir l'exclusivité.
Marc, qui était à côté de Mickaël, observait la foule qui s'était rassemblé devant le lycée tel un troupeau de moutons, espérant capter des regards familiers mais il ne vit que sa prof qui visiblement était très angoissée et complètement désemparée devant l'ampleur de la situation. Ses amis avaient sans doute eu l'interdiction d'assister à la scène. D'ailleurs, en regardant de plus près, il remarqua qu'il n'y avait que des adultes, aucun adolescent.
Il se mit alors à observer le ciel. Les nuages, d'un gris inhabituellement sombre, couvraient le ciel, faisant disparaître la lumière du Soleil. Le tonerre grondait, les éclairs brisaient le ciel en morceaux.
Masdel prit lentement le mégaphone qu'un officier lui tendait et s'adressa au preneur d'otages : « Je suis le lieutenant Masdel. Vous êtes cernés. Une dizaines de pistolets sont braqués sur vous. Vous n'avez plus aucune issue de secours. Ou vous vous rendez, ou vous mourrez ! »
Mickaël ouvrit la porte. Désormais, seuls une trentaine de mètres le séparaient de Masdel. Le bruit du vent couvrant sa voix, il dut hurler pour qu'on puisse l'entendre : « j'ai un otage et je n'hésiterai pas à le tuer ». Marc savait qu'il mentait. Jamais il ne lui ferait du mal, il était bien trop gentil. Finalement, la survie de Mickaël allait se jouer sur un coup de bluff qui se révélait être assez risqué.
Masdel fut forcé d'admettre qu'il n'avait pas d'autre choix que de discuter avec le preneur d'otage :
- Je vous écoute. Que voulez vous ? Quelles sont vos revendications ?
- Je veux que vous changiez le système du lycée. Dans cet établissement, la sécurité est minime voir inexistante. Les surveillants devraient arrêter de faire de la figuration et à la place renforcer la sécurité. A la cantine, on a l'impression d'être un joueur de rugby : il faut pousser et gruger pour avoir une chance d'avoir quelque chose à manger. Parlons en de la cantine. Pourquoi est-ce aussi mauvais ? C'est pourtant pas difficile de cuire un steak de telle sorte qu'il ne soit pas congelé ou au contraire ou au contraire tellement cuit qu'on le qualifie de « semelle de chaussure ». Et les profs, quand comprendront-ils que les élèves ont d'autres cours et que par conséquent, ils ne peuvent pas faire tous les devoirs. Quand arrêteront-ils de nous mettre la pression avec le bac et notre avenir. J'ai vécu ça et j'en ai survécu. Malheureusement, mon petit frère n'a pas eu la même chance.
- Je comprends
- Non, vous ne comprenez pas, dit-il en s'énervant, si vous compreniez, je n'en serais pas là ...
Il s'arrêta de parler et pointa son revolver sur marc. Aussitôt, un officier de police du nom de Pedro Fanstick réagit. Cela se passa en une fraction de seconde qui sembla être une éternité pour Marc. Un bruit sourd se fit entendre, couvrant celui du vent. Mickaël bascula et son corps s'écroula sur le sol humide. Gisant à terre tel un vulgaire pantin désarticulé, il avait désormais un trou béant entre les deux yeux.
Marc observa impuissant le corps. Il s'effondra aux côtés de Mickaël et effleura lentement le front de son agresseur. Fixant pendant quelques secondes ses doigts immaculés du sang de Mickaël, il fut forcé d'admettre la terrible vérité et s'y résoudre : il était mort, il ne se relèverait pas. C'était la fin. Mickaël avait perdu la partie
Marc, qui était à côté de Mickaël, observait la foule qui s'était rassemblé devant le lycée tel un troupeau de moutons, espérant capter des regards familiers mais il ne vit que sa prof qui visiblement était très angoissée et complètement désemparée devant l'ampleur de la situation. Ses amis avaient sans doute eu l'interdiction d'assister à la scène. D'ailleurs, en regardant de plus près, il remarqua qu'il n'y avait que des adultes, aucun adolescent.
Il se mit alors à observer le ciel. Les nuages, d'un gris inhabituellement sombre, couvraient le ciel, faisant disparaître la lumière du Soleil. Le tonerre grondait, les éclairs brisaient le ciel en morceaux.
Masdel prit lentement le mégaphone qu'un officier lui tendait et s'adressa au preneur d'otages : « Je suis le lieutenant Masdel. Vous êtes cernés. Une dizaines de pistolets sont braqués sur vous. Vous n'avez plus aucune issue de secours. Ou vous vous rendez, ou vous mourrez ! »
Mickaël ouvrit la porte. Désormais, seuls une trentaine de mètres le séparaient de Masdel. Le bruit du vent couvrant sa voix, il dut hurler pour qu'on puisse l'entendre : « j'ai un otage et je n'hésiterai pas à le tuer ». Marc savait qu'il mentait. Jamais il ne lui ferait du mal, il était bien trop gentil. Finalement, la survie de Mickaël allait se jouer sur un coup de bluff qui se révélait être assez risqué.
Masdel fut forcé d'admettre qu'il n'avait pas d'autre choix que de discuter avec le preneur d'otage :
- Je vous écoute. Que voulez vous ? Quelles sont vos revendications ?
- Je veux que vous changiez le système du lycée. Dans cet établissement, la sécurité est minime voir inexistante. Les surveillants devraient arrêter de faire de la figuration et à la place renforcer la sécurité. A la cantine, on a l'impression d'être un joueur de rugby : il faut pousser et gruger pour avoir une chance d'avoir quelque chose à manger. Parlons en de la cantine. Pourquoi est-ce aussi mauvais ? C'est pourtant pas difficile de cuire un steak de telle sorte qu'il ne soit pas congelé ou au contraire ou au contraire tellement cuit qu'on le qualifie de « semelle de chaussure ». Et les profs, quand comprendront-ils que les élèves ont d'autres cours et que par conséquent, ils ne peuvent pas faire tous les devoirs. Quand arrêteront-ils de nous mettre la pression avec le bac et notre avenir. J'ai vécu ça et j'en ai survécu. Malheureusement, mon petit frère n'a pas eu la même chance.
- Je comprends
- Non, vous ne comprenez pas, dit-il en s'énervant, si vous compreniez, je n'en serais pas là ...
Il s'arrêta de parler et pointa son revolver sur marc. Aussitôt, un officier de police du nom de Pedro Fanstick réagit. Cela se passa en une fraction de seconde qui sembla être une éternité pour Marc. Un bruit sourd se fit entendre, couvrant celui du vent. Mickaël bascula et son corps s'écroula sur le sol humide. Gisant à terre tel un vulgaire pantin désarticulé, il avait désormais un trou béant entre les deux yeux.
Marc observa impuissant le corps. Il s'effondra aux côtés de Mickaël et effleura lentement le front de son agresseur. Fixant pendant quelques secondes ses doigts immaculés du sang de Mickaël, il fut forcé d'admettre la terrible vérité et s'y résoudre : il était mort, il ne se relèverait pas. C'était la fin. Mickaël avait perdu la partie
ndlr: bon, encore 2 articles et je passerai à une nouvelle histoire

